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 Brûlée vive

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xsaga2001

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MessageSujet: Brûlée vive   Jeu 17 Aoû 2006, 23:32

Brûlée vive


Les crimes de déshonneur

Il est des actes ignobles qu’il n’est pas possible de couvrir...

Les femmes sont les premières victimes de l’a-culturation et de la toute puissance d’une islamisation qui reste un des principaux obstacles à une émancipation...

Ne cherchez pas le nom de l’auteure de cette oeuvre... Vous ne connaîtrez que son prénom...

Souad continue à se cacher quelque part en Europe... Elle a rompu la loi du silence, sa vie est menacée comme celle de sa nouvelle famille.

Née en Cisjordanie, Souad se raconte dans ce roman auto-biographique.

Elle nous parle de son itinéraire dramatique, de son calvaire de fille et de jeune fille et de la condition des femmes...

Jeune, elle assiste à l’élimination physique de ses sœurs bébés que sa mère met au monde ainsi que l’assassinat par son frère de sa sœur déjà jeune fille...

Tout va très vite...

Amoureuse, elle attend clandestinement un bébé... Aveu impossible à faire à ses parents qui finissent par découvrir la situation de Souad... C’est alors l’exécution pour « l’honneur » perpétué par le beau-frère mandaté par les parents... Souad brûlée vive... C’est son calvaire que nous narre l’auteure, sa très longue convalescence et une vie difficile à reconstruire avec un cops qu’elle cache et des cauchemars qui l’habitent au présent.

C’est un témoignage pour dire au monde la barbarie qui sévit encore dans de nombreux pays, barbarie qu’il nous faut combattre comme elle l’explique au cours de colloques :

« Monsieur, une femme là-bas n’a pas de vie. Beaucoup de filles sont battues, maltraitées, étranglées, brûlées, tuées. Pour nous, là-bas, c’est tout à fait normal. Ma mère a voulu m’empoisonner pour « finir » le travail de mon beau-frère, et pour elle, c’est normal, ça fait partie de son monde à elle. C’est ça la vie normale pour nous les femmes. Tu es tabassée, c’est normal, tu es étranglée, c’est normal. La vache et les moutons, comme mon père disait, sont mieux considérés que les femmes. Si on ne veut pas mourir, il faut se taire, obéir, ramper, se marier vierge et faire des fils. Si je n’avais pas rencontré un homme sur mon chemin, c’est la vie que j’aurais eue. Mes enfants seraient devenus comme moi, mes arrière-petits-enfants comme mes enfants. Si j’avais vécu là-bas, je serais devenue normale, comme ma mère qui a étouffé ses propres enfants. J’aurais peut être tué ma fille. J’aurais pu la laisser brûler. Maintenant, je pense que c’est monstrueux ! Mais si j’étais restée là-bas, j’aurais fait pareil ! Quand j’étais à l’hôpital, là-bas en train de mourir, je pensais encore que c’était normal. Mais quand je suis venue en Europe, j’ai compris à l’âge de vingt-cinq ans, à force d’entendre parler les gens autour de moi, qu’il y a des pays où ça ne se fait pas de brûler les femmes, que les filles sont acceptées autant que les garçons. »
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